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Mon médecin a découvert que je présente de l’hypertension artérielle, puis-je continuer à plonger ?

L’hypertension artérielle se définit généralement par une tension artérielle au repos au-delà de 140/90 mm Hg. L’individu présentant de l’hypertension artérielle fait face à 2 catégories de complications potentielles :

  1. à court terme, peu fréquentes : risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique secondaire à une élévation extrême de la tension artérielle
  2. à long terme, plus fréquentes : l’élévation chronique de la tension artérielle peut causer des dommages aux organes-cibles (cœur, reins, cerveau, yeux)

Pour contrôler la tension artérielle, votre médecin peut suggérer différentes approches : exercice, perte de poids, diminution de l’apport de sel dans votre alimentation. Parfois une médication sera nécessaire afin d’atteindre un contrôle adéquat de la tension artérielle.

Une personne présentant de l’hypertension artérielle pourra être considérée apte à la plongée sous-marine si:

  1. la tension artérielle est bien contrôlée
  2. il n’y a pas d’évidence d’atteinte des organes-cibles
  3. sa capacité à l’effort est bonne (devrait être en mesure de réaliser une activité physique représentant un niveau d’effort de 10 à 12 METs )

Différentes classes de médication peuvent être prescrites pour le contrôle de l’hypertension artérielle. Voyons les principales classes de médication et leurs implications pour la plongée :

  • Beta-Bloqueurs (ex. metoprolol) : cette classe d’anti-hypertenseurs peut réduire la réponse cardiaque à l’effort et par conséquent limiter la capacité à l’effort du plongeur. Ainsi, cette médication n’est pas à privilégier chez le plongeur avec hypertension artérielle. Toutefois, si cette médication doit être favorisée pour une raison médicale, une épreuve d’effort (tapis roulant) serait alors de mise pour s’assurer que le plongeur est en mesure d’atteindre le niveau d’effort requis de 12 METs.
  • Bloqueurs calciques (ex. amilodipine): il faut s’assurer que la médication est bien tolérée et qu’elle ne cause pas d’hypotension orthostatique (chute de tension artérielle au changement de position)
  • Diurétiques (ex. hydrochlorothiazide ) : cette classe de médication entraîne un certain degré de déshydratation. La déshydratation peut prédisposer aux accidents de décompression. Donc les diurétiques ne sont pas recommandés pour un plongeur.
  • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ex. ramipril): cette classe de médication peut dans de rares cas occasionner un problème de toux chronique ce qui n’est pas idéal pour la plongée. Mais si cette classe de médication est bien tolérée, il s’agit probablement du choix  idéal d’antihypertenseur pour un plongeur, car elle ne limite pas la réponse cardiaque à l’exercice.

Last update on 2010-07-12 by Administrateur.

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